PORTRAITS

Aicha MACKY, la briseuse de tabous !

 

Passionnément,lentement mais sûrement.

1. Quelles ont été et restent tes motivations entrepreneuriales ?

Ce qui me motive c’est d’abord l’envie d’être libre, l’envie de donner le meilleur de moi même. Travailler à la fonction publique est non seulement devenu politique mais surtout ne garantie pas d’avoir un plan de carrière. J’ai l’ambition d’aller très loin dans la passion que j’ai choisie,le cinéma. Il y a aussi l’envie d’aider d’autres jeunes qui sont dans le même domaine et qui peinent à avoir un boulot ou une formation en continue. C’est quelques motivations parmi tant d’autres qui font que je m’attache à l’entrepreneuriat.

2. Parles nous de ton aventure entrepreneuriale.

J’ai sentie le besoin de m’embarquer dans cette aventure après avoir cherché des stages sans suite. J’ai essayé un concours que je n’ai pas réussie. J’ai déposé pour un autre concours qui a été reporté à une date ultérieure que nous attendons la date depuis presque 3 ans. Pour ne pas attendre longtemps sans espoir, j’ai préféré ouvrir une boîte de production afin de rendre visible mon travail de réalisatrice, celui d’autres auteurs et aussi aider les sociétés publiques et privées à rendre leurs activités visibles à travers des films de commande.

3. Quel message as-tu pour les femmes entrepreneures en général et celles qui viennent de débuter en particulier ?

Pour les femmes, oser c’est déjà un pas de géant. Beaucoup hésitent par peur d’échouer alors que l’échec est une référence. Nous avons des potentialités au Niger. Il suffit tout simplement de croire en nous même et de nous donner les moyens de réussir qui n’est rien d’autre que le travail bien fait.
Pour celles qui viennent de débuter, tout début n’est pas facile. Il faut être patientes et persévérer surtout. Il y aura des déceptions, des frustrations, du découragement. Mais, tout cela concourent à la construction de la carrière.